Aujourd’hui, quelque chose se resserre.
La lumière est basse, le jour court, le silence plus présent.
Le corps le sent avant même que l’esprit ne le formule.
La nouvelle lune coïncide avec le solstice d’hiver.
Deux mouvements discrets, presque invisibles, mais profonds.
Un point de bascule.
Quand le mouvement devient intérieur
Bouger ne signifie pas toujours avancer.
Parfois, bouger, c’est se contenir, se déposer, s’arrêter sans se figer.
Le solstice marque le jour le plus court de l’année.
La nouvelle lune, elle, efface le ciel.
Rien à voir, rien à prouver.
Et pourtant, tout se prépare.
Dans ce creux, le corps cherche moins l’effort que l’ajustement.
Respiration plus lente.
Gestes plus simples.
Besoin de chaleur, de densité, de présence.
Énergies de la nouvelle lune : un espace pour le neuf
La nouvelle lune ne pousse pas, elle ouvre.
Elle ne donne pas d’élan visible, mais elle crée un vide fertile, un espace prêt à accueillir autre chose.
Aujourd’hui, l’énergie n’est pas expansive.
Elle est calme, dense, souterraine.
Une énergie de nouveauté silencieuse, celle qui ne se remarque pas encore, mais qui déplace déjà quelque chose en profondeur.
Ce moment peut faire émerger un besoin de tri, de simplification, de recentrage.
Pas pour décider vite, mais pour laisser apparaître ce qui compte vraiment.
La nouveauté ici ne ressemble pas à un départ spectaculaire.
Elle ressemble plutôt à un réalignement discret.
Danser plutôt que comprendre
Ce matin, le corps a choisi avant la pensée.
Musique à fond.
Danse instinctive, libre, sans forme définie.
Pas pour performer.
Pas pour s’exprimer.
Juste pour faire circuler.
La danse, dans ces moments-là, devient un langage brut.
Une manière de remettre le mouvement là où l’hiver pourrait figer.
Une façon simple de rappeler que l’énergie existe encore, même dans le ralentissement.
Dans la nuit lunaire, le corps sait déjà comment se remettre en mouvement.
Le corps comme boussole
{Le choix du flou de mouvement}

On parle souvent de cycles comme de concepts abstraits.
Mais ils se vivent d’abord physiquement.
Fatigue différente.
Envie de nourriture plus ancrée.
Moins de dispersion.
Moins d’élan vers l’extérieur.
Bouger aujourd’hui, ce n’est pas forcer.
C’est écouter ce qui descend, ce qui s’installe, ce qui cherche à s’ancrer.
Marcher lentement.
S’étirer sans objectif.
Préparer un repas avec attention.
Laisser le corps faire moins, mais mieux.
Calendrier lunaire : un alignement qui revient
L’alignement entre la nouvelle lune et le solstice d’hiver n’est pas exceptionnel par sa rareté, mais par sa résonance.
Il revient, à intervalle régulier, inscrit dans le rythme naturel du calendrier lunaire et solaire.
Ce retour rappelle une chose simple :
les cycles ne cherchent pas à surprendre, mais à réenseigner.
Chaque répétition n’est pas une copie.
Elle est une occasion de voir ce qui a changé en nous depuis la fois précédente.
Même configuration dans le ciel,
corps différent, regard différent, maturité différente.
Cet alignement marque toujours un point zéro symbolique :
le moment où tout est au plus bas, pour mieux permettre la remontée.
Une coïncidence peu fréquente
La nouvelle lune qui tombe le jour du solstice d’hiver n’est pas un rendez-vous annuel.
Cet alignement précis entre le cycle lunaire et le cycle solaire est relativement rare, apparaissant seulement quelques fois par siècle.
Cette rareté n’en fait pas un événement exceptionnel à célébrer, mais un moment de résonance particulière :
quand deux rythmes indépendants se croisent, ils rappellent que le temps n’est pas linéaire, mais fait de retours, de décalages et d’occasions à saisir différemment à chaque passage.
Ce qui se répète n’est jamais identique.
Seul le cadre revient, pas l’expérience.
Le repos n’est pas une pause
Ce moment de l’année n’est pas une fin.
C’est un retrait fertile.
Comme une terre en jachère.
Comme une respiration tenue avant l’inspiration.
Le mouvement reviendra.
La lumière aussi.
Mais pas encore.
Aujourd’hui, bouger, c’est accepter la densité du silence.
C’est honorer le rythme naturel, loin de la performance et de l’urgence.
Un geste simple pour ce jour
Pas un rituel.
Pas une règle.
Juste une proposition :
👉 faire une chose lentement, volontairement.
Marcher.
Cuisiner.
Danser.
Respirer.
Et sentir que, même dans l’immobilité apparente,
quelque chose est déjà en train de se mettre en mouvement.
voir mon premier article autour d’un grand mouvement dans la carrière de tout photographes…



